Archives départementales


Les archives connues de notre village sont mumérisées et stockées aux archives départementales d'Eure et Loir.
Une mine d'or pour les passionnés !

Archives Champrond-en-Gâtine

Des archives et des registres d'état civil sont également consultables à la mairie aux horaires d'ouverture.


Un exemple après des heures de recherche :

La Bénediction de la cloche de l'église Saint Sauveur en 1707.
 


Une traduction approximative s'impose...

Dans la marge gauche  : Bénédiction de la cloche
La transcription du texte: « L’an 1707, le cinquième jour de mai la grosse cloche a été bénie par moi curé soussigné.
Elle a été nommée Louise Elisabeth. Le parrain a été messire Louis Pierre Maximilien Marquis de Béthune, comte de Nogent, vicomte de Champrond, baron de Montlandon, seigneur de plusieurs autres lieux, colonel du régiment d’infanterie de la reine.
La marraine dame Elisabeth de Lamy (L’ami) baronne de Montireau, maire née de la vicomté du dit Champrond, epouse de monsieur le Comte de Durcet, représentant ?? l’un et l’autre par maître Charles Oudeau, lieutenant de Champrond et bailly de Montlandon en présence de Jean Bouillie, de Macé de Rozé,de Pierre Serreau gager,de monsieur Jacques Luton, substitut du procureur fiscal de ce lieu, de Mathurin Rebrai, habitants du dit Champrond, de François Tasset, qui ont tous signé avec nous


  • Né en avril 1685
  • Décédé le 9 avril 1761, à l’âge de 76 ans
  • Aussi Marquis de Courville et Villebon, Comte de Nogent, Col Rgt Reine Infanterie

A propos de la dame , on lit ceci dans le bulletin (volume 7) de la Société percheronne d'histoire et d'archéologie, Mortagne publié en 1908  page 194

En 1707, Elisabeth de Lamy est appelée dans les registres de Champrond «barone de montireau, maire-née de la vicomte de Champrond, et épouse de M.le comte de Durcet, brigadier. » Elle dut mourir en 1712.
 1712. Apposition de scellés ...
Page 195
François-Thomas Auzeray de Durcet, chevalier, capitaine d'infanterie, avait
épousé Louise-Marguerite Chouen de la ... PIERRE-GABRIEL LEVASSEUR
Après le comte de Durcet qui n'était qu'usufruitier de la terre de Montireau, celle-ci ...


La Tour d'Aligre

C’est ma mère qui, filleule de la marquise d’Aligre, a posé en 1876, la première pierre de la « Tour » de Champrond, propriété de la famille d’Aligre et dépendant du château des Vaux.
Cette tour est située sur les ruines d'un ancien château fort qui aurait été bâti vers 1070 par le comte du Perche, seigneur de Champrond, et la base qui subsiste seule actuellement, est en maçonnerie si solide que la pioche aurait été impuissante à la démolir et qu'on dut y renoncer.
Ma grand-mère habita cette Tour pendant plus de cinquante ans et c’est là que j’ai passé toutes mes vacances jusqu’à ma dix-huitième année.
A quelques centaines de mètres du bourg, s’étendent les grandes forêts de Champrond et Montécot."
Extrait de "Un million de malades" du Docteur Siméon Langlois, médecin en chef honoraire de l’administration générale de l’Assistance Publique à Paris en 1973.
Au XIème siècle le Comte du Perche fait construire un château fort à Champrond en Gâtine. Les assauts de l'histoire l'ont anéanti. En 1820 le marquis d'Aligre acquiert la grand'maison de Champrond, 159 hectares des forêts de Champrond et de la Magnane, la ferme du Valdon et la tour de Montlandon. Et c'est en 1876 que la filleule de la Marquise d'Aligre fait édifier la tour de Champrond, sur les soubassements de l'ancienne tour du château féodal. Avant la famille d'Aligre, les ruines appartenaient aux Gontaut-Biron.



La Tour de Guet

Sur la façade de l’une des maisons de la commune, il existe une tour de guet permettant durant le Moyen-Age d’épier les allées et venues au bourg de Champrond en Gâtine.

Propriété privée – Entrée interdite -A regarder de la rue de l’étang


L'Eglise Saint Sauveur

Simple église du XIIème siècle, elle fut par la suite remaniée et agrandie.
Dans le chœur de l’église, sous l’autel existe une source qui ne tarit jamais, dans laquelle, suivant la chronique « est le bon sauveur ». Il y a environ 50 ans, on venait en pèlerinage le 6 Août, fête patronale de Champrond, les années de grandes sécheresses pour demander la pluie. Vous pouvez consulter des panneaux informatifs près du porche de l’église.
Le 07 décembre 2013, notre magnifique tableau de Carlo Van Loo a retrouvé sa place dans notre église Saint Sauveur après de nombreux mois de restauration.
En pièces jointes, vous trouverez toutes les explications du processus de restauration.
Un grand merci à Madame Annie Legrand (restauratrice) pour tout le travail accompli.


  • Vu le volume du dossier, celui-ci a été découpé en 4 fichiers à lire en séquence pour votre confort.
  • Vous pouvez également "Télécharger" les 4 fichiers

Le lavoir du Panama



Les lavoirs ont été au début du XXème siècle au cœur de la vie communale. Appartenant à l’unité du village, au même titre que la place de l’église, ils constituaient un lieu de rencontre et de vie sociale où l’on échangeait les nouvelles du pays.
On trouve deux lavoirs sur notre commune.  Le premier lavoir se trouve dans le hameau de Beaurepaire. Le deuxième se trouve sur l'étang du Panama, inauguré en 1894 par Monsieur Deschanel, Président de la République Française en 1920, et se prête volontiers à la pêche puisque la société de pêche y effectue des lâchers de truites.
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Les origines du nom



Un rendez-vous de chasse perdu dans l’immense forêt du Perche, donna naissance à une agglomération qui essarta un coin de bois, puis finit par dégager une vaste clairière quasi circulaire. 
Ce fut le Champ Rond où s’implanta le futur village. Tous les vieux papiers, les anciens actes provenant des abbayes des environs , mentionnent :
Campus Rotondus in Gastina, ce qui traduit mot pour mot par CHAMPROND EN GÂTINE .
Pour respecter l’étymologie du nom, il convient donc de dire «Champ–Rond-En–Gâtine».
 
A noter que durant la révolution française, la commune s’appelait Champrond – Marat. La période révolutionnaire a modifié temporairement la dénomination de 80 communes. Tous les toponymes rappelant la féodalité, le régime seigneurial, l’empreinte religieuse ont été changés. Rares sont les communes qui, ayant des noms sans rapport avec ses caractéristiques, ont adopté malgré tout un nom révolutionnaire. Il y en eut que trois dont Champrond en Gâtine.


Les forêts


Champrond en Gâtine est une commune très boisée, les forêts sont d’ailleurs à l’origine de son nom.
 
En 1709, la grande forêt comprenait les forêts actuelles de Montécot, Champrond, les bois de Montireau, de Bois Landry et de la Magnane, chacune beaucoup plus étendue que celle que nous connaissons actuellement. Ce massif s’étendait sur 6000 hectares. En 1566, la forêt ne faisait plus que 4000 hectares et elle fut divisée en 4 entre les héritiers des terres françaises. En 1581, le roi de Navarre, Henri IV, nouveau baron de Champrond reconstitua le domaine de Champrond (le village et sa forêt) par un échange avec son cousin le prince de Condé. Mais, Henri IV ne tarda pas à se rendre compte que la forêt représentait une source importante de revenus et en profita largement. A sa mort, la forêt ne contenait plus que 2700 hectares.
 
La forêt privée du Bois Landry est aujourd’hui classée en zone naturelle de conservation de la faune et de la flore. Elle est essentiellement composée de taillis sous futaie de chênes. Les chevreuils sont les cervidés les plus nombreux de ces bois.

Attention, toutes les forêts qui entourent le village sont des domaines privés.